C'est nous

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mardi 26 juillet 2011

Un mois au Cambodge

Le Cambodge est le pays où nous avons pour le moment passé le plus de temps (27 jours) et ce n’est pas étonnant, c’est l’un des pays que nous avons le plus aimé…nous avons eu beaucoup de mal à en partir !



C’est le pays du sourire avant tout : tout le monde sourit tout le temps, les enfants, les adultes, les jeunes, les vieux, même et surtout quand on négocie un prix, ou quand on parle de choses pas forcément drôles, notamment sur l’histoire du Cambodge…le sourire facilite la vie et la rend beaucoup plus agréable !!!




Notre Top Cambodge :

-         Les campagnes un peu partout, des rizières à perte de vue, des enfants qui crient « Hello, hello », et des paysans toujours prêts à vous indiquer la route…s’ils la connaissent !
-         Le crabe au poivre de Kampot à déguster au bord de la mer à Kep…un délice !!!
-         Les villages du Ratanakiri 
-         Les temples d’Angkor bien sûr




Le pays regorge d’ONG, et ce n’est pas étonnant, le Cambodge reste un pays très pauvre qui essaie de se reconstruire après une période très dure…Par conséquence de l’histoire du Cambodge, on voit beaucoup d’enfants mendiants, beaucoup d’orphelins, mais aussi beaucoup de mutilés, avec une jambe, un bras en moins, c’est très fréquent, et donner l’aumône est plutôt bien considéré car ces mendiants n’ont pas d’autres ressources pour vivre.

Ne pas oublier de s’intéresser à l’histoire du Cambodge et notamment toute la période Khmer Rouge, très dure mais aussi très importante pour comprendre le pays. Si ça vous intéresse vous pouvez notamment lire « Le Portail » de François Bizot. Bizot est un français qui vivait au Cambodge avant l’arrivée des khmers rouges, qui a été fait prisonnier par eux et qui a pu les connaître un peu. Son histoire est passionnante.




Ne pas oublier aussi de vivre tout simplement : se promener dans les campagnes, faire la fête à Phnom Penh, et prendre son temps, c’est comme ça qu’on a découvert et aimé le Cambodge !
Beaucoup de touristes se limitent à visiter Angkor…il faut bien sûr y aller, c’est magnifique, mais ce n’est pas tout le Cambodge !
Et si vous allez à Angkor, dormez à la Mandalay Inn, 9$ pour une chambre très propre, avec eau chaude, ménage fait tous les jours, et personnel plus que gentil !

Nous n’avons pas eu le temps de tout voir…Sihanoukville, le Mondolkiri, Rabbit Island, Koh Kong, le Cambodge regorge d’endroits magnifiques !



lundi 25 juillet 2011

Cambodge - Ratanakiri

Rejoindre le Ratanakiri depuis Kratie n’est pas si compliqué que cela. Environ 2-3 heures de mini van pour rejoindre l’intersection menant à la seule piste pénétrant dans la province, puis environ 2 heures sur cette même piste en roulant très vite…il faut avoir le cœur bien accroché !




Nous arrivons à Banlung sous la pluie et celle-ci ne cessera qu’en fin de soirée. Dès notre arrivée (après avoir pris nos quartiers dans une guesthouse, confortable mais légèrement excentrée où nous devrons d’ailleurs cohabiter avec une araignée géante…) nous faisons le tour des différentes agences afin de booker un trek. De nombreuses personnes nous ont recommandé « Terres Rouges », un resort assez haut de gamme ouvert depuis de nombreuses années par un français. Un peu cher à notre goût, nous consultons les agences concurrentes mais celles-ci ne vont pas nous convaincre. Finalement nous irons à Terres Rouges et comprendrons pourquoi nous avons eu autant de retours positifs. En effet, le lodge est magnifique et les treks donnent vraiment envie. Nous optons pour un trek qu’ils sont les seuls à proposer : 3 jours 2 nuits en territoire Jarai aux confins du Ratanakiri à la frontière Vietnamienne. Nous fixons le départ au surlendemain afin de nous accorder une journée pour profiter des environs de Banlung en vélo la pluie ayant cessée.






Le lendemain nous louons 2 VTT et partons nous balader dans les environs. Mais au bout de 5 kilomètres la chaîne de Matt casse et nous devons rentrer à pied à Banlung. C’est la loose car nous n’étions qu’à peut être 1 kilomètre d’un cratère volcanique possédant un lac dans lequel nous souhaitions nous baigner (heureusement nous irons quelques jours plus tard en rentrant du trek afin de nous délasser, le paradis !!!). Stoppés dans notre élan nous changeons de vélo et partons déjeuner dans un petit restaurant sur les rives du lac de Banlung. Un délice et un lieu très paisible. Nous resterons une partie de l’après midi à jouer aux cartes avant de rentrer bénéficier du wifi et passer quelques coups de fil (skype tu restera notre ami pour tout le voyage !!).
Le lendemain nous partons pour le trek en jeep. Une heure plus tard nous arrivons le long d’une rivière et prenons place dans une pirogue. Au bout d’une heure nous nous arrêtons sur la rive et partons à la découverte d’un cimetière Jarai. Les cimetières Jarai se caractérisent par leurs nombreuses statuettes représentant les défunts. Lorsque quelqu’un décède, c’est avant tout l’occasion de faire la fête (comme nous le constaterons le soir même) et lorsque le défunt est enterré, le village entier vient faire la fête sur le cimetière (sacrifice de buffle et forte consommation d’alcool de riz local) afin de chasser définitivement les mauvais esprits des environs. La famille entretiendra la sépulture pendant un an environ avant de la laisser à l’abandon dans la jungle jusqu’à ce qu’un nouveau membre de la famille y soit enterré.




Nous retraversons ensuite la rivière et débutons là notre trek proprement dit ! Il est 11h et nous entamons une première marche d’une heure et demie sous une chaleur écrasante. Si le terrain n’est pas très accidenté la chaleur est étouffante. Après une rapide pause déjeuner (une omelette froide délicieuse, un peu de pain et quelques fruits) nous voici repartis pour une ascension rapide mais qui aura le don de nous achever physiquement. Arrivés dans un premier village nous profitons d’un peu d’ombre et d’un coca frais (en tout cas plus frais que la chaleur ambiante) dans un village. Après une petite demie heure de pause nous repartons ! Après quasiment 3 heures de marche nous arrivons dans le village Jarai dans lequel nous allons passer la première nuit. Le premier contact est très cordial, et nous découvrons que nous allons passer la nuit dans la maison de l’une des familles. Nous faisons le tour du village et sommes étonnés par le nombre de moto que possèdent les villageois. En effet, comme nous l’explique le guide les familles ne sont pas très pauvres car ils possèdent de nombreuses têtes de bétails qui sont vendues très chers sur le marché (la vente d’un buffle leur permet d’acheter une moto). Nous faisons aussi connaissance avec l’un des jeunes du village qui parle anglais. Il nous explique que des « amis » lui financent des cours d’anglais à Phnom Penh ainsi que des cours de « Bible»….après discussion nous comprenons qu’il s’agit en fait d’évangélistes venus dans le village construire une église (d’ailleurs le lendemain c’est dimanche et une bonne partie du village ira à la messe) et proposer à certains jeunes de venir étudier à Phnom Penh. Pour eux qui n’ont pas de professeur dans le village c’est une opportunité énorme ! En revanche nous nous apercevons qu’il a très bien intégré les cours de religion et un peu moins les cours d’anglais. Honnêtement il nous récite carrément son amour pour Dieu. En échange de cours d’anglais et du financement d’études il n’est pas dur de convaincre les plus pauvres de l’importance d’un dieu. Sans rentrer dans la polémique nous avons été interpellés par le discours.





Nous passons la soirée à discuter avec la famille. Vers 21h (c’est tard dans un village Jarai) nous discuterons avec le chef de famille et échangerons avec lui (via la traduction du guide) sur le Cambodge, la période Khmer rouge et sa perception de la France. Lorsque nous lui disons qu’en France des personnes vivent dans la rue et qu’une partie assez importante de la population a du mal à avoir accès à une série de service tels qu’une bonne éducation et une bonne santé (bien sûr rien de comparable avec le Cambodge) ils sont très surpris. Pour eux en France nous sommes tous très riches, en bonne santé et bénéficions d’une excellente santé. Lorsque nous leur demandons ce dont ils ont besoin ils sont unanimes : un docteur et des médicaments ainsi qu’un professeur pour l’école du village (ils ont en effet une école mais n’ont pas de professeur car aucun ne souhaite venir enseigner dans un village aussi reculé avec un salaire aussi bas que celui proposé aux enseignants au Cambodge).
La nuit se passera dans la pièce commune de la maison ou nous sommes au moins 6 à dormir ! En plus de cela les enfants et la mère dorment dans le lit à environ 6 !





Le lendemain nous partons vers 8h pour notre 2ème journée de marche. Au programme environ 7 heures de marche donc il s’agit de ne pas trop traîner. Les paysages sont magnifiques et nous croisons plusieurs paysans à moto chargés de bois qu’ils partent vendre à la frontière vietnamienne. La déforestation est en marche et c’est une très bonne source de revenu pour eux. Ils nous racontent qu’une fois les policiers leur ont interdit de couper le bois et de le vendre (une bonne chose en soit afin de préserver la forêt) mais les policiers ont saisi le bois et l’ont revendus aux vietnamiens… No comment ! C’est le Cambodge !
Un peu plus tard nous croisons un paysan en train de ramasser des crickets (un met délicieux au Cambodge… pour les aficionados du blog nous avons essayé au Vietnam et Hélène a adoré !). C’est drôle car pour les ramasser il traque les petits trous dans la terre, creuse rapidement avec sa pelle et finit toujours par les attraper. Le repas de ce soir pour sa famille sera composé de crickets…
Finalement après de longues heures de marches nous atteignons le deuxième village sous la pluie. Dans ce village nous nous installons dans la hutte réservée aux visiteurs. Une huttes ouverte aux 4 vents mais disposant d’un toit plus ou moins étanches. Après une analyse de ce dernier nous installons nos hamacs afin de ne pas se faire tremper pendant la nuit et partons nous laver à la rivière. Epique, authentique, la seule difficulté est que nous devons nous laver devant tous les curieux ce qui est toujours un peu plus compliqué pour Hélène (à juste titre nos curieux sont tous masculins…). Le repas est simple et la fatigue aidant nous tombons dans les bras de Morphée vers 21h… Nous devons devenir vieux…




Le dernier jour de trek est beaucoup plus simple. Ce ne sont que 3 heures de marche pour rejoindre le bac pour traverser la rivière et reprendre la voiture. Nous arrivons fatigués et Matt s’endort rapidement dans la voiture. Nous visitons un village de chercheurs de pierres précieuses (du zircon) et les aidons dans leurs recherches… Hélène en trouvera plusieurs dans la terre et nous repartons avec un butin de 5 pierres! (on précise qu’ils nous ont autorisé à les prendre car ce sont de toutes petites pierres et elles ne leur rapporte pas grand-chose)


Pour terminer le trek nous allons nous baigner dans un lac volcanique. Un lac superbe ! L’eau est délicieuse et nous plongeons rapidement dedans. Matt amuse les enfants en faisant des plongeons audacieux et notre guide assistant est déçu qu’Hélène ne se mette pas en bikini et se baigne habillée (heureusement pour lui d’autres touristes féminines seront plus audacieuses et lui permettront de se rincer l’œil tranquillement…). Les cambodgiens sont très pudiques et les femmes se baignent toujours habillées.
De retour à Banlung nous nous installons au lodge Terre Rouge pour une bonne nuit de sommeil. Un petit dîner romantique sur les bords du lacs et nous nous endormons rapidement. Le lendemain le départ est fixé à 8h, direction le Laos !


jeudi 21 juillet 2011

Cambodge - Kratie

Nous avons quitté Battambang le dimanche matin pour nous rendre à Phnom Penh, étape indispensable pour reprendre un bus le lendemain pour Kratie. Notre séjour à Phnom Penh fut bref et nous profitâmes une dernière fois des quais du Tonle Sap et dînâmes sur une terrasse. Il y a une telle activité dans ce quartier là le soir : les familles viennent pique niquer sur les pelouses jouxtant le palais royal, des groupes dansent le tcha tcha tcha et autre madison sur fond de vieilles sonos à fond ! Rajoutez y un spectacle de jet d’eau en son et lumière sur l’avenue derrière le palais et vous comprendrez pourquoi il fait si bon s’y balader. 




Le lendemain nous prenons donc le bus tôt pour Kratie. Quasiment 8 heures de bus pour rejoindre cette jolie petite ville toute endormie sur les bords du Mékong. Arrivés en début d’après midi nous prenons nos quartiers dans l’une des guesthouse donnant sur le Mékong afin de pouvoir aisément profiter de ce qui est considéré comme étant les plus jolis coucher de soleil du Cambodge. Une balade en centre ville et une bière fraîche (enfin 2…) dans une gargote sur les bords du Mékong rythment notre première soirée à Kratie.



Le lendemain nous prenons un tuk tuk pour la journée. Nous fixons le programme suivant : tout d’abord visite du plus grand temple du Cambodge (le plus grand en taille, on le surnomme le temple aux 100 colonnes, Moy Roy !), puis une redescente sur les abords du Mékong et un arrêt afin d’embarquer sur l’un des nombreux bateaux permettant d’aller observer les dauphins de l’Irrawady (ce sont parmi les derniers dauphins d’eau douce du monde, il n’en reste qu’une centaine dans le Mékong et environ une cinquantaine vivent dans les alentours de Kratie).

Si la visite du temple nous laisse un peu sur notre fin, la ballade en bateau à la recherche des dauphins se révélera être toute une expérience. Sur place nous embarquons rapidement sur l’un des bateaux et partons sur l’une des piscine naturelle dans lesquelles vivent les dauphins (vous vous êtes sûrement demandé pourquoi les dauphins restaient au même endroit… en voici l’explication : les dauphins ont besoin d’évoluer dans un minimum de profondeur et ils restent donc dans les piscines naturelles existantes dans ce point précis du Mékong. Du coup, les dauphins sont très facilement visibles pendant la saison sèche et un peu moins pendant la saison des pluies car le niveau du Mékong varie de plusieurs mètres…).





Un premier passage, un deuxième passage, un troisième et toujours pas de traces des dauphins. Il fait une chaleur écrasante et après une heure et demie de recherches infructueuses nous commençons à désespérer. Notre « captain » prend le chemin du retour. Recevant un coup de fil de son cousin il nous propose de faire un dernier tour en nous avertissant que nous risquons de ne pas avoir assez de carburant au retour et qu’il faudra donc s’armer de patience et revenir à la rame. Honnêtement nous avons déjà très faim mais acquiescions. Nous voilà repartis sur l’autre rive du Mékong à la recherche de ces fameux dauphins. Tout d’un coup après 2h30 de recherche ( !!) nous les apercevons. Un groupe de 7-8 dauphins en pleine balade. Alors il ne faut pas imaginer des dauphins tout virevoltant faisant des sauts dignes du Parc Astérix, mais ils se promènent tout simplement et se caractérisent par un petit aileron et une couleur proche du beige. Ils remontent régulièrement pour respirer hors de l’eau.




Nous les observons une bonne demi heure et repartons vers le débarcadère. Le « captain » nous l’avait dit : nous risquons de ne pas avoir assez d’essence. Or le courant est assez fort et il nous faut donc faire preuve de stratégie. Nous repartons un peu vers le nord avant de s’engager sur la traversée du fleuve. Si l’essence venait à manquer nous pourrons compter sur les muscles du « captain » et espérer ne pas descendre trop bas. Au milieu du fleuve, première panne d’essence. On secoue un peu le moteur, celui-ci repart pour 1-2 minutes et cale à nouveau. On ouvre le réservoir, on souffle dedans afin de pousser les dernières gouttes vers le moteur, on referme et on redémarre. Cela fonctionnera 3-4 fois et nous permettra de quasiment regagner la rive et de terminer lentement en dérivant. Cette fois c’est sûr il n’y a plus d’essence mais il suffit désormais de se laisser tranquillement porter par le courant.





Il est 14h30 nous avons chaud et très faim. Une noodle soup rapidement avalée nous repartons vers Kratie en Tuk Tuk. Sur la route, les voitures et autres minis vans roulent très vite. Ce n’est pas la loi du plus fort mais la loi du plus gros. Soudain ce qui devait arriver arrive. Une voiture nous fait une queue de poisson et manque de nous envoyer le décor. Elle percute légèrement le tuk tuk et s’arrête brusquement (son phare a un éclat). La voiture est clairement en tort mais le chauffeur semble vouloir en découdre. En fait il est surtout de la police, et au Cambodge le policier c’est un peu l’homme fort. Il s’énerve rapidement contre notre pauvre chauffeur et lui explique même que si c’est lui qui est en tort (le policier) le fait que le tuk tuk n’ai pas le permis qui va bien le rend automatiquement coupable (au Cambodge personne ou presque n’a de permis, on voit des gamins de 10 ans conduire des mobylettes). Prenant les habitants du coin à parti le policier fait progressivement perdre la face à notre pauvre chauffeur. Bilan des courses notre chauffeur a subi une humiliation pendant une bonne demie heure et a dû donner un billet de 20$ afin de calmer les ardeurs du policier (qui a vraiment une sale tête au passage…). Difficile d’intervenir dans ce type d’histoire, et nous sommes désolés pour notre pauvre chauffeur qui n’a strictement rien fait et pour qui les 20$ représentent une sacrée somme (le salaire moyen est à 100-140$ au Cambodge). Innocentés par le pouvoir du billet vert nous pouvons repartir, mais la fin du voyage se fait dans un silence gênant. A l’arrivée nous donnerons 10$ de plus au tuk tuk afin de « participer » à cet « élan de générosité » envers le représentant de l’ordre public. Le Cambodge et ses policiers ne changent pas. C’est dommage dans ce pays qui respire la douceur et qui semble mettre progressivement derrière lui ses années les plus noires, pardon ses années rouges !




Le soir nous décidons de rester une journée de plus à Kratie afin de profiter de la tranquillité et de la douceur des abords du Mékong. Nous profiterons de la journée pour faire le tour de l’île faisant face à Kratie et nous balader en bicyclette dans les environs. La fin d’après midi nous profiterons de la connexion wifi d’un café sympa pour looser tranquillement sous un bon ventilateur et mettre à jour notre blog… (Enfin essayer !).
Le lendemain matin départ pour Banlung dans le Ratanakiri où nous souhaitons faire un trek…

lundi 18 juillet 2011

Cambodge - Battambang

Après 3 jours à visiter les ruines d’Angkor nous décidons de partir un peu plus vers l’ouest du pays afin de visiter la deuxième ville du pays en nombre d’habitants. Nous voici donc en route pour Battambang, ville située à quelques 5 heures de bus (comme souvent il est préférable d’évoquer les distances en nombre d’heures de bus et non en kilomètres…).



Rapidement nous faisons la connaissance d’Anne et Guy dans le bus, un couple de français venu voir leur fils en stage au Sofitel de Phnom Penh. Le trajet passe rapidement et nous voici arrivés à Battambang et trouvons rapidement un tuk tuk gratuit pour le Royal Hotel qu’Elodie et François nous ont recommandé .
Effectivement l’endroit est particulièrement agréable même s’il n’atteint cependant pas le niveau de la guesthouse où nous étions à Siem Reap.

Le premier après midi nous décidons de partir à la découverte de la ville à pied et de prendre nos marques avant de retrouver Anne et Guy qui nous ont invité à diner. La ville est agréable mais assez petite. Située de part et d’autre d’un des affluents du Tonle Sap, elle se caractérise par ses maisons coloniales dans le centre qui rappellent la présence des français fut un temps. Mais honnêtement rien ne nous transcende à Battambang. Il faut dire que la ville est plutôt connue pour la beauté de ses campagnes, campagnes que nous avons projeté d’explorer le lendemain en louant une moto.




Pour le moment, nous partons à la recherche d’un coiffeur pour Matt qui commence à avoir une sacrée tignasse. Nous en choisissons sur les recommandations d’un employé du Gecko Restaurant. Merci à lui ! L’expérience fut unique : un shampoing-massage du crâne pendant une bonne demi heure par un transexuel cambodgien, une coupe rapidement effectuée mais très bien réalisée (lorsque Matt a commencé à donner des indications la réponse ne s’est pas faite attendre : « you are in my shop so I do what I want ! » -> ok ca roule pour nous !), et ensuite un rinçage, massage du crâne, des épaules et des bras pendant quasiment ¾ d’heure dans une salle au fond (c’est drôle d’ailleurs car la salle de bain pour rincer les cheveux est tout simplement la salle de bain de la maison). Résultat la coupe est sympa, l’expérience était rigolote et le prix est à 3$.



Le soir nous rejoignons Anne et Guy pour dîner et nous trouvons un restaurant indiqué dans le Lonely qui se révélera délicieux et très économique. Nous discutons beaucoup autour d’une bonne bouteille de vin australien, et que c’est bon de boire du vin… car en Asie c’est plutôt de la bière que nous trouvons. Et c’est décidé pour le lendemain, Anne et Guy vont nous accompagner dans notre tour des campagnes. Rendez vous est donc fixé à 8h le lendemain pour le petit déjeuner.





Comme prévu le lendemain nous louons 2 motos et partons dans un premier temps en direction du « Bamboo Train ». Mais rapidement nous nous égarons (comme d’habitude !) et nous voici sur une piste au milieu des rizières traversant de nombreux villages ou personne bien sûr ne parle anglais. Nous avons bien quelques notions de Khmers et savons en particulier demander notre chemin (« Kniom djang Taou …. » signifiant je veux aller à …) mais il nous manque la traduction de Bamboo Train. Du coup nous nous orientons automatiquement vers le 2ème site que nous souhaitons rejoindre, Phnom Banan, lorsqu’un villageois nous l’indique spontanément.
Au Cambodge ce qui est frappant c’est que tout le monde sourit. Les enfants, qui dès qu’ils aperçoivent un étranger lancent des hello à tout va, les adolescents et les adultes tout le monde sourit ! Du coup on aime bien se perdre dans les campagnes, on fait le plein de sourires !





Arrivés à Phnom Banan il nous faut gravir les 358 marches pour arriver au temple. La chaleur est assez écrasante mais une petite fille a une solution simple : si vous la laissez faire elle vous évente pendant toute la montée et toute la descente…un pourboire est le bienvenu bien évidemment ! Guy s’est trouvé une « copine » comme ça et elle l’a suivi pas à pas pendant toute la visite !
Le temple est en assez mauvais état, mais il reste quelques beaux bas reliefs.

Ensuite, direction Phnom Sampeou. Là pour éviter de nous perdre nous demandons régulièrement notre chemin, et la dernière personne à qui nous demandons fait demi tour et nous fait signe de la suivre !! Au moins là c’est plus sûr !

Phnom Sampeou est connu pour plusieurs raisons : le temple qui est construit tout en haut de la colline, la vue superbe sur la campagne environnante, mais également et malheureusement comme un des endroits ou les khmers rouges massacraient les habitants de la région. Une grotte est transformée en lieu de mémoire. Il s’agit de la grotte dans laquelle les victimes des khmers rouges étaient poussées du haut d’une 15aine de mètres…





Après cette visite nous avons besoin d’un remontant. Direction donc Battambang pour se restaurer. Après le déjeuner avec Matt nous décidons d’aller trouver l’association « Phare Ponlé Selpak ». Phare Ponlé Selpak est une association qui a créé à Battambang une école d’art (danse, cirque et peinture). L’école est très connue, et organise des spectacles de cirque tous les lundi et jeudi qui parait-il sont magnifiques. On peut également aller observer les cours pendant la journée. Nous sommes samedi, normalement tout est fermé, mais comme nous avions très envie de visiter cette école, nous y allons quand même ; sur le chemin nous demandons notre route à un groupe de jeunes filles dont l’une d’elle est justement élève à Phare, elle est très fière de nous indiquer le chemin de « son » école ! Lorsque nous arrivons l’école est bel et bien fermée, mais une des organisatrices nous explique que nous pouvons quand même visiter l’exposition de peinture. Et justement des jeunes sont en train de préparer de nouveaux tableaux. Nous les observons un moment puis repartons. Si vous passez à Battambang n’hésitez pas à aller voir le spectacle, l’école part même en tournée dans le monde tellement le spectacle est bien !!




Le soir nous retournons dîner dans notre super restaurant avec Guy et Nadine, l’occasion de demander au patron de nous apprendre de nouveaux mots de Khmer, on est presque bilingues ! Le lendemain le départ pour Phnom Penh est prévu à 8h !